Le mythe de l’effondrement spontané de l’Empire romain

Les chrétiens prétendent que l’Empire romain s’est effondré spontanément et mystérieusement, en occultant toujours les réformes chrétiennes de destruction des temples et de conversion forcée, la cession de provinces entières à des ennemis de Rome inférieurs militairement, le démantèlement volontaire de l’Empire et son éclatement au profit d’un Vatican et d’un maillage d’autorités cléricales utilisant l’organisation et les circuits administratifs romains au profit du seul rayonnement religieux : Rome n’a pas disparu, l’Empire romain a simplement été réformé en profondeur par une élite fanatique pour ne servir que des buts de domination théologique.

Fonction du mythe

L’effondrement du plus admirable et civilisateur des empires est un mythe nécessaire pour que les chrétiens justifient les 1500 ans de trou dans l’histoire du progrès technique et social européen. Les chrétiens ne peuvent justifier leur position de prééminence civilisationnelle que s’ils font passer Rome pour une Babylone de la mythologie palestinienne : la tour de Babel ayant une apparence curieusement proche d’une vision infernale du Colisée, symbole de Rome et de la culture des jeux et de la culture au centre de la civilisation.

En évoquant le caractère spontané de l’effondrement de Rome, les chrétiens dissimulent la réalité historique, qui est celle d’un démantèlement administratif de Rome venant d’une volonté des élites romaines chrétiennes. Parler d’effondrement et de hordes de barbares permet de faire oublier que Rome n’a été pillé que bien après le remplacement de la culture romaine par un christianisme totalitaire, destructeur, terroriste et fanatique.

L’effondrement spontané de Rome a été également un cliché pseudo-historique développée dans les peplums d’Hoolywood pendant la guerre froide afin de dresser un parallèle entre un pouvoir romain autoritaire, décadent et anti-chrétien et une union soviétique impérialiste, totalitaire et laïque.

Incohérences du mythe

  • Le mythe de l’effondrement spontané de l’Empire romain présente des barbares et des romains sans préciser qu’ils sont tous les deux chrétiens, et que les élites chrétiennes cèdent des provinces entières aux ennemis de Rome après avoir assassiné un empereur païen en pleine campagne victorieuse (Julien II), font rentrer les peuples barbares christianisés à l’intérieur des limes en leur conférent du pouvoir et des terres, et s’en servent même comme mercenaires pour faire régner la terreur contre les romains païens, comme Théodose faisant massacrer 7 000 romains païens dans l’hippodrome de Thessalonique par ses troupes gothiques chrétiennes.
  • Ce mythe occulte totalement que la plupart des conversions ont été faites de force, selon le principe de christianisation forcée « le baptême ou la mort », et que les destructions des temples, souvent remplacés par des églises pour s’assurer l’arrêt de tout culte païen par un remplacement physique pur et simple, ont été accomplies par édit impérial chrétien en 391, à une époque où seuls 3% de la population était chrétienne.
  • Le mythe prétend que les chrétiens n’étaient que des plébéiens et des esclaves cachés dans les catacombes, alors qu’ils étaient majoritaires dans les élites romaines et que le christianisme ne s’est imposé dans le peuple que par la force et les réformes politiques.

Faits détournés

La déchéance de Rome est indéniable, mais elle est d’origine chrétienne. Pour cacher cet impéricide, les historiens complices du christianisme rivalisent de génie pour invoquer les explications les plus farfelues : fantasmes pseudo-historiques d’orgies sexuelles et de décadence morale basé sur les mémoires de moines chrétiens intégristes, problèmes économiques dus à l’esclavage, alors que tous les peuples de l’époque pratiquaient l’esclavage et qu’il n’avait jamais posé problème jusque là, canalisations en plomb qui seraient subitement toxiques pour les Romains, alors que les Romains ont apporté à l’Europe une qualité d’eau des villes qui ne sera pas retrouvée avant le XXe siècle…

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