Mythe de la vengeance des croisés contre Constantinople pour un massacre passé

Edward Gibbon, historien hostile aux Grecs, auxquels il attribue des sentiments « nationaux » anachroniques, ceux-ci se jettent sur les Latins de Constantinople pour les massacrer.

Incohérences du mythe

  • Toute une flotte de Latins qui, avertis de l’arrivée d’Andronic, avaient quitté la ville avant le massacre, retourna en Italie en ravageant les côtes de l’Empire au passage, et il est possible que ce qui est présenté en Occident comme un massacre de haine soit surtout lié au pillage des entrepôts, boutiques et églises latines manquant de défenseurs.1Siège de Constantinople (1204) sur Wikipédia
  • Il est surprenant que le clergé latin n’ait pas pensé à motiver les croisés en évoquant ce massacre. Leur argumentation selon laquelle l’attaque de Constantinople est d’ordre spirituelle s’appuie sur deux thèmes : les Grecs sont des traîtres et des assassins, car ils ont tué leur seigneur, Alexis IV. Ensuite, les Grecs sont pires que les Juifs, et ils invoquent l’autorité de Dieu et du pape à prendre des mesures.

Matrice du mythe

Des latins se sont bien sauvés de la ville. Il y a dû y avoir des tueries comme il était très courant tout au long du moyen-âge.

Fonction du mythe

Relativiser le désastre du saccage de Constantinople par les croisés qui a porté un coup fatal à l’empire byzantin.

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Notes et références

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